30 mai 2007
Stes-Maries-de-la-Mer - La Camargue
D'après une légende provençale, vers l'an 40 après J.C., trois femmes capturées et persécutées par les Juifs à Jérusalem, furent jetées à la mer et livrées aux flots avec d'autres compagnons de foi, dans une barque sans voile et sans rames, sans aucune nourriture.
Ces femmes étaient Marie-Jacobé, soeur de la Vierge ; Marie Salomé, mère des apôtres Jacques le Majeur et Jean et Sarah l'Egyptienne, servante noire des deux Maries. Leurs compagnons étaient Lazare, Marie-Madeleine et Marthe.
Par miracle, la barque échoua sur ces rives où les femmes élevèrent un petit oratoire à la Vierge.
Puis les disciples se séparèrent, qui à Tarascon, qui à Marseille, qui à Aix, pour convertir et évangéliser.
Les deux Maries et Sarah restèrent sur place jusqu'à leur mort, et les fidèles conservèrent dans l'oratoire leurs reliques, qui devinrent rapidement l'objet d'un culte. L'oratoire transformé en église, fut fortifié au IXe siècle et englobé dans les murs d'enceinte ce qui lui donne cet aspect de forteresse.
Parmi les premiers fidèles , on trouva les nomades, tziganes et gitans qui, dès le milieu du XVe siècle, avaient trouvé dans les espaces infinis de la Camargue, la possibilité de leur éternel vagabondage. Puis ils participèrent de plus en plus nombreux aux pélerinages annuels qui ont lieu, aujourd'hui encore la nuit du 24 au 25 mai puis vers le 22 octobre.
La statue de Ste Sarah, pour qui les tziganes ont une particulière vénération, est portée en processions jusqu'à la mer où elle est immergée, tandis que la foule des gitans venus du monde entier entoure la protectrice.
La fête dure 10 jours; les courses de chevaus, les corridas de taureaux et les ferrades sont l'occasion de retrouvailles pour les nomades, les femmes en costume arlésien et les gardians venus de toute la Camargue.
Mireille

Héroine de Frédéric Mistral
Personnifie la Provence
Statue de A. MERCIE Ste Maries de la Mer 1920
L'emblème et croix de Camargue
La croix, posée sur une ancre et munie de tridents, exprime par trois symboles :
- la croix : la foi commune aux deux corporations,
- le cœur : la charité est représentée par le coeur central
- l’ancre terminée aux trois extremités par des tridents : l’espérance
Ces tridents, suivant les interprétations, peuvent représenter les gardians et l’âme camarguaise.
Magnifique statue intitulée "Camargue" de l'artiste sculpteur Ben K
Cabane de gardian.
A l'origine, le mas camarguais était conçu comme une petite maison arrondie pour bien résister au vent et offrir au gardian un habitat comportant une cuisine et une chambre.
A cause de la violence du mistral, la face exposée au nord est arrondie afin de donner moins de prise au vent. La face sud est verticale. On peut y installer aisément une tonnelle pour se protéger contre les grosses chaleurs l'été.
La toiture est faite de roseaux (la sagno), matériau bon marché que l'on trouve à profusion dans les régions marécageuses. Ils sont cousus au fil de fer sur la charpente. Quand la couverture est terminée, on étend sur le faîte un mortier de ciment et de chaux. Sur la partie ronde de la toiture qui se termine en cône, on laisse dépasser une travette qui recevra des cornes de taureau ou une barre transversale pour former la croix de la cabane.

Quelques images de Camargue
Au loin Les Saintes-Maries
Et bien entendu la mer à la tombée de la nuit
Qui dit Camargue pour les rizières
La Camargue est le principal lieu de production du riz Français.Le riz a des exigences écologiques particulièrement fortes au niveau thermique et hydrique. Le mode de culture partiqué en Camargue est basé sur la quasi-permanence d'un lame d'eau d'une hauteur de 5 à 10 cm sur le sol. La riziculture fournit l'eau douce nécessaire à l'équilibre de l'environnement du delta.
Semés d'avril à mai, dans l'eau ou à sec, leur croissance, période de grande vulnérabilité, nécessite une attention et des soins constants.
Riz de Camargue
09:30 Publié dans Villes et villages | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Stes-Maries de la Mer, camarque, riz, cabane gardian, Mireille, Statue
24 mai 2007
Les BAUX de PROVENDE
En arrivant sur les lieux d'un plateau rocheux
La vue de la fortification et du village
situé au coeur des Alpilles, classé parmi "les plus beaux villages de France".
Prenons le chemin pour le Château :
Le Château des Baux abrite derrière ses murailles les vestiges de l'ancienne Cité des Baux, permettant d'imaginer la vie au Moyen-âge et à la Renaissance.
Les maisons, les colombiers, les chapelles et les grottes évoquent une cité castrale, typique de l'habitat perché en Provence, où cohabitaient seigneurs et artisans.
Des machines de siège fonctionnent pour le plaisir des visiteurs , tel la catapulte géante, Le trébuchet
Des habitations troglodytes sont creusées dans la roche
Ancienne chapelle du Château, connue sous les vocables de Sainte Marie puis Sainte Catherine, la chapelle s’inscrivait dans l’enceinte protégeant symboliquement l’entrée du Château, comme il était courant au Moyen-âge.
Chapelle des Pénitents Blancs
La Chapelle fut décorée en 1974 par Yves Brayer.
21:45 Publié dans Villes et villages | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : habitats troglodytes, château-Baux de Provence, Chapelle, catapulte
17 mai 2007
ARLES en Fêtes
La FETE des GARDIANS se déroule tous les 1er mai en ARLES
C'était le 495e anniversaire
Ce jour est élu le nouveau capitaine de la Confrérie des Gardians.
Tous les trois ans il y a l'élection de la Reine d'Arles.
Nous étions de passage à Arles à cette époque et nous avons assisté au
Rassemblement des Gardians sur Les Lices
Des groupes se forment , chacun se prépare
Merci les jeunes pour la pause
ça discute, ça papote de toute part : les enfants sont aussi de la fête
Puis le Défilé en Ville des Gardians de la Confrérie
Différentes formations arrivent vers le parvis de N.D. La Major
Les Arlésiennes avec leurs ravissants costumes
Avant la messe, bénédiction des Cavaliers sur le parvis de N.D. La Major
22:35 Publié dans Fêtes et Manifestations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Fête Gardians, Arles
10 mai 2007
Avignon
Il y a à peu près 2000 ans, la populations des Cavares se regroupent pour fonder une citée sur une colline rocheuse surplombant le Rhône.
Guerriers et pêcheurs ont nommé leur ville Aouenion ; titre qui réunit deux noms celtes associés "aouen" qui signifie gouffre, tourbillon d'eau et "ion" qui veut dire seigneur. pour nommer en un seul mot "seigneur des flots".
Le célèbre Palais des Papes d'une superficie de 15 000 m² fut construit en une trentaine d'années et ressemble à une véritable forteresse.
Le premier pape à s'installer en Avignon fut Clément V, suivi de Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI de 1309 à 1376.
Le Petit Palais (en opposition au grand Palais) construit en 1317, installé par le Cardinal Arnaud de Via, neveu de Jean XXII ; à sa mort, Benoît XII l'acheta pour en faire le siège officiel de l'évêché d'Avignon.
Sur la même place, en face du Palais des Papes, l'Hôtel des Monnaies flanqué d'une façade baroque ; aujourd'hui il abrite le Conservatoire de Musique.
Nous avons emprunter la Rue de la République (un peu plus d'un kilomètre) qui mène des Remparts d'Avignon au
Palais des Papes pour arriver à la Place de l' Horloge où se situe l'Hôtel de Ville
Le Théâtre

Architecture d'un hôtel
Puis venir en Avignon, pour voir le Pont Bénézet qui est le célèbre "Pont d'Avignon" de la chanson connue de tous.
Une belle légende y est rattachée :
Bénézet, jeune berger près de Viviers entendit (alors qu'il gardait son troupeau) une voix céleste lui demandant de se rendre en Avignon pour y construire un pont à travers le Rhône. Le jeune homme qui n'avait jamais quitté ses terres, rencontra sur son chemin un ange qui le conduisit auprès de l'évêque d'Avignon. Ce dernier le mit à l'épreuve de soulever une pierre tellement lourde que trente hommes réunis ne pouvaient pas la lever d'un centimètre. Bénézet doté d'une soudaine force la souleva et la déposa sur la rive du fleuve. "Cette pierre sera" dit-il "la première des fondations du pont".
Légende ou pas, la construction du pont commença en 1177 pour se terminer en 1185 : il enjambait les deux bras du Rhône sur environ 900 mètres et comportait 22 arches.
Il reste 4 arches ; sur le second pilier s'élève La Chapelle Saint-Nicolas à deux étages.
Vous souvenez-vous des paroles :

Sur le pont d'Avignon, on y danse, on y danse
Sur le pont d'Avignon on y danse tous en rond
Désormais sans bac ni bateau
Désormais sans bac ni bateau
A son aise on peu passer l'eau
Messieurs les abbés font comme ça
Et puis encore comme ça
Comme faisant prêchi, prêcha
Puis s'arrêtant à l'unisson
Puis s'arrêtant à l'unisson
Chacun salve à sa façon
Les militaires font comme ça
Et puis encore comme ça
Leur main et leur front se haussa
Les beaux messieurs font comme ça
Et puis encore comme ça
Leur chapeau passa, repassa
Les bons paysans font comme ça
Et puis encore comme ça
En arrière leur pied glissa
Les belles dames font comme ça
Et puis encore comme ça
Leur robe en tourte s'affaissa
Le pont étant bien étrenné
Le pont étant bien étrenné
Chez soi chacun est retourné
Pour une visite plus complète, visionnez l'album-photos
22:20 Publié dans Villes et villages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Avignon, pont, palais des Papes, Bénézet, Sur le Pont d'Avignon : comptine
08 mai 2007
Fontvieille
Quand Alphonse Daudet, le grand écrivain né à Nîmes en 1841 et mort à Paris en 1897 venait à FONTVIEILLE, il résidait chez des amis au château de MONTAUBAN, il était bien loin de posséder un moulin.


Une petite route bordée de pins "parasol" nous mène au sommet de la colline où se dresse le fameux Moulin dont le mécanisme fonctionne encore.
S'il est vrai que les fameuses "Lettres de mon moulin" n'ont pas été écrites en ce lieu, il est aisé de comprendre que
le poète y a trouvé l'inspiration de son oeuvre devant la magnifique vue sur les Alpilles, les châteaux de Beaucaire et Tarascon, l'abbaye de Montmajour au son des ailes de Maître Cornille.
L'écrivain provençal, fin connaisseur de cette tere qui était la sienne et qu'il a décrite avec délicatesse aimait s'y promener, flâner et bavarder avec le meunier.
Maintenant le moulin restauré en 1938, est transformé en musée refermant des souvenirs et des objets d'Alphonse Daudet.
En flânant tout près, on peut découvrir d'autres vestiges de moulins

FONTVIEILLE par son caractère authentique de village provençal avec ses maisons à tonnelles, ses vieux puits, ses rues anciennes offre un lieu paisible et très festif en même temps (voir album-photos).
22:20 Publié dans Villes et villages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Fontvieille, Alphonse Daudet, moulin
07 mai 2007
Saint-Rémy-de-Provence
St-Rémy *la perle des Alpilles* blottie sur le rebord Nord-Ouest des montagnes sacrées de la Provence.
Connue pour avoir donné le jour en 1503 dans une maison de la rue Hoche à Michel de Nostredame, devenu célèbre pour ses prophéties et connu sous le nom de Nostradamus.
Soudain en 1921, des fouilles archéologiques révélèrent l'existence d'une ville GLANUM qui devait compter 5000 habitants. Un site gallo-grec au IIe siècle avant J.C. pour ensuite devenir gallo-romain.
LES ANTIQUES : un Arc et un Mausolée furent longtemps les seuls vestiges visibles de Glanum. Les Glaniques avaient bâti autour
d'une source sacrée une ville imprégnée d'hellénisme ; la conquête romaine leur imposa d'autres modèles.
Allons visiter la petite ville de ST-REMY dans l'album-photos
Les Lieux peints par Vincent van Gogh
à Saint Rémy de Provence
22:25 Publié dans Villes et villages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Saint Remy de Provence, fontaines, antiques
06 mai 2007
Beaucaire et Tarascon
La ville de BEAUCAIRE se situe à la frontière est du département du Gard, sur la rive droite du Rhône ; ville jumelle de TARASCON.
Depuis sept siècles les deux châteaux se font face, menaçants, et ce fut tout au long du Moyen Age, une longue course aux fortifications, en prévision d'une attaque qui n'eut jamais lieu.
Le Château de Beaucaire avec sa belle tour à base triangulaire (rare) fut démantelé en 1632 sur ordre de Richelieu.
TARASCON fut d'abord une colonie commerciale de Marseille ; c'était une île au milieu du Rhône.
Les dépôts d'alluvions rattachèrent ensuite l' île à la rive gauche du Rhône, ou s'éleva plus tard un castrum romain appelé Tarusco.
Le Château de Tarascon
Peut-être fut-ce l'aspect agité du fleuve qui fit naître la légende qui fit, somme toute, la célébrité de Tarascon :
L'histoire de la Tarasque, monstre à moitié animal terrestre et à moitié poisson, qui vivait caché dans un bois au bord du fleuve. Quand il sortait, il tuait tous ceux qui se trouvaient sur son passage, qu'il s'agisse d'un animal ou un être humain. Le monstre s'appelait Tirascurus ; l'endroit où il se cachait s'appelait Nerluc (bois sombre et sacré).
Le jour où il fut surpris par seize jeunes garçons, il en dévora huit. C'est alors qu'arriva Sainte Marthe en provenance des Stes-Mariest-de-la-Mer, pour prêcher en ces lieux, la foi chétienne. La saint s'approcha du monstre , lui jeta de l'eau bénite en lui montrant une croix en bois, et le terrifiant animal devint inoffensif : la femme l'étrangla alors avec sa ceinture, et l'apporta au peuple qui le tua à coups de lance et de pierres.
Il s'agit là de la légende de la Tarasque.
Elle apparait sous différentes formes : sculptée, en bois ou en pierre, peinte, sur des portails d'église ou aux coins des rues. Mais à Tarascon même, elle a survécu lors d'une fête populaire , de la procession.
21:50 Publié dans Villes et villages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Beaucaire, Tarascon, La Tarasque, aigles
05 mai 2007
LA PROVENCE
Le désir de retrouver le soleil en ce mois d'avril nous mène vers cette région où nous avons tout à découvrir
Ce pays des chevaux blancs et des taureaux noirs, des olives et du pastis, des falaises ocre de Roussillon et des roches blanches des Alpilles, des vieilles villes aux tuiles rondes et des fontaines rafraissantes sur les places de villages.
Marchés et fêtes hors du temps, bonnes tables et hôtes charmants, le tout sur un fond de ciel bleu et de chants de cigales.
Les champs de lavande et ceux parsemés de coquelicots, les rangées de vigne et les traditionnelles oliveraies témoignent d'un profond attachement à la terre. Longer les rizières de camargue, apercevoir la faune des marais, remarquer les traditionnels "mas provenceaux" et les "cabanons de gardians" ;
De la Provence romaine à la Provence médiévale, des abbayes, des antiques demeures papales, mas provenceaux,
; il faudra y revenir plusieurs fois pour découvrir ses vastes horizons.
22:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : La Provence, région
Castillon du Gard
21:45 Publié dans Villes et villages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Castillon du Gard
04 mai 2007
A propos des voyages
Le soleil n’est jamais si beau qu’un jour où l’on se met en route.
* Jean Giono
Ce que j’aime dans les voyages, c’est l’étonnement du retour.
* Stendhal
20:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : citation, voyage






























































































